DOUBBLE par LAURENT MASSALOUX

du 8 octobre au 27 novembre 2010

« Pour atteindre l’invisible, il faut travailler l’aspect visible des choses ». Discours sur la méthode de Laurent Massaloux pour cette deuxième exposition personnelle qui questionne notre rapport à la réalité. De ce fait, le quotidien devient autant une matière à réflexion qu’une matière à perturbation. Massaloux est un ex-RADI Designers. Ne jamais l’oublier car ses objets sont bien plus que de simples objets. Une enfance à dévorer « La science amusante de Tom Tit » a fait de lui un designer passionné par l’expérimentation des outils numériques. Représenter « l’indessinable » mais aussi « déformater » les logiciels sont quelques-unes de ses marottes. Ici, il a exploré les possibles du logiciel d’animation Cinéma 4D pour jouer avec les volumes et surtout déjouer nos perceptions. Le résultat tient de la diplopie. Ce trouble du sens de la vue qui consiste dans la perception de deux images pour un seul objet. Laurent Massaloux invente un design en stop motion. Il donne forme à des objets en mutation, en formation. « Ce sont des objets en état d’incertitude », précise-t-il. Fuir le strict fonctionnalisme pour révéler la part mystérieuse des objets est son credo.

Le temps a fait son œuvre pour cette exposition : le projet a évolué, les objets se sont dépouillés jusqu'à trouver une forme synthétique. Les détails ne sont pas des détails, ils font l’objet. La chauffeuse Drone est faite d’une agrégation de masses symétriques, mais désaxées. La lumière ricoche à l’endroit de la brisure sur le brillant de la résine qui maquille ce pain de polystyrène. L’objet est presque furtif. Il est l’image d’un confort souple.
Les lampes Leaves induisent cette même dynamique d’objets en train de se constituer sous nos yeux. Leurs feuilles d’aluminium pliées se rassemblent une à une en réflecteurs.
WhiteShadow sont des boîtes murales en sycomore auréolées de laque fluorescente. Elles apparaissent sur le mur, comme des masses en mouvement dont on perçoit la trace lumineuse. Comme l’ensemble de la collection Doubble, les miroirs InsideOut et Wiper génèrent par leurs jeux optiques, une forme d’abstraction qui ré-enchante le quotidien.
Laurence Salmon

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