DAMIEN BENETEAU - OPTICAL VARIATIONS

Du 28 janvier au 15 mars 2014

Éloge de l’ombre… et de la lumière…

Que dire du visible et du prévisible ?

Que dire d’un phénomène lumineux qui par le simple artifice du mouvement oscillatoire, s’amuse à transformer notre vision, à déplacer la notion d’espace jusqu’à diluer notre rapport au temps ?
Les objets lumineux de Damien Bénéteau, ses sculptures cinétiques devrait-on dire, n’ont l’air d’être là que pour nous interroger sur notre perception des volumes qu’elles semblent mécaniquement habiter. Un peu comme des machines prendraient corps et âme à travers la lumière qu’elles respirent en imposant leur propre rythme, leur propre vie. Ce corps à corps avec la lumière et avec le vide dépasse évidemment le simple effet, l’artifice vain de suspendre le temps, pour nous donner à voir une dimension humaine à travers la fascination d’un mouvement si parfaitement maîtrisé. Un peu comme si notre regard saturé de ces éclats de lumières s’en trouvait hypnotisé, presque totalement figé.

Réduire l’artiste à un sculpteur serait trop simple quand on sait qu’il a été photographe pendant plus de 10 ans, et qu’il dessine et façonne ses formes avec une précision quasi chirurgicale. Les jeux d’ombre et de lumière, le traitement des surfaces parfois brillantes, parfois mates, les chromes et les noirs profonds, tout ici nous rappelle sans cesse cette obsession de l’image, ce rapport aussi à la mécanique précieuse de l’appareil qui prolonge la main. Le mouvement pendulaire ne laisse pas lui non plus de place à l’imprévisible, qui absorbe et fige définitivement tout instant de vie à travers l’oscillation obstinée du mouvement perpétuel.

C’est sans doute cette finalité vers laquelle Damien Bénéteau veut tendre, à nous forcer à voir et à réfléchir, à devenir l’œil avant même que l’esprit, qui donne à ses œuvres une dimension poétique autant qu’intemporelle. Bien sûr aussi parce qu’à travers l’esthétique des objets qu’ils projettent, il transcende ce qui peut leur rester de trivialité fonctionnelle, pour les éclairer d’un nouveau pouvoir émotionnel.
Texte Jean-Marc Dimanche

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